Home > Publications > African Agenda > Chine-Afrique : le Sommet de 2018 attise les inquiétudes de l’Occident

Un jeu à gagner par l’Afrique                                                                                                      Les nations occidentales et leurs institutions continuent de mettre en garde les pays africains de se méfier du « feu », le Dragon de l’Est, la Chine, porte dans son « enceinte de promesses », mais est-ce vraiment le cas ou c’est leur crainte de la concurrence provenant de la Chine ? demande *Cornelius Adedze.

A la fin du récent Forum pour la coopération sino-africaine (FOCAC) qui s’est tenu à Pékin et a connu une participation record de 52 pays africains, à l’exception de l’eSwatini (qui entretient toujours des relations avec le Taiwan), la Chine a une fois encore promis aux pays africains plus de 60 milliards de dollars d’aide et de prêts pour la réalisation de huit initiatives sur une période de trois ans, y compris des infrastructures et des bourses pour les étudiants africains. Le montant est ventilé comme suit : 5milliards d’aide et de prêts sans intérêt, 35,5 milliards de prêts préférentiels et de crédit à l’exportation et 5 milliards de capitaux additionnels pour le Fonds de développement sino-africain et un prêt spécial pour le développement des PME africaines et 10 milliards de dollars pour la coopération sino-africaine en matière de capacité de production.

Face aux divers déficits infrastructurels dans les domaines tels que le transport (route, voie ferroviaire, etc.), la santé, l’éducation, entre autres, les dirigeants africains ont signé de nombreux protocoles d’accord avec la Chine à la suite du FOCAC. Pour la Chine, il s’agit de faire preuve de son engagement envers le développement économique et social du reste du monde ».

Selon le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), l’Afrique a besoin de 40 milliards de dollars pour rétablir son secteur énergétique, 25 milliards de dollars pour le secteur du transport et 1,6 milliard pour le secteur de l’eau. Ce sont des infrastructures cruciales pour transformer l’économie du continent et subvenir aux besoins sociaux de sa population croissante.  Les bailleurs de fonds traditionnels aux grands projets infrastructurels comme la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales sont devenus réticents quant au financement de ces projets pour toute sorte de raisons.  A la suite de la crise financière mondiale de 2007 -2008, le financement de ces projets a commencé à poser des défis aux financiers traditionnels.

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